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Les manuscrits de Savinien

La raison de leur destruction par le bibliophile Jacob

Paul Lacroix justifia son pseudonyme de Bibliophile Jacob, auquel il doit en grande partie sa célébrité, par un amour constant des livres et des bibliothèques publiques qu'il contribua à réformer et améliora.

Il est difficile d'énumérer les écrits de toute nature auxquels il a prêté sa plume, car, pas plus que pour Dumas père, dont il a presque égalé la fécondité, on ne peut sérieusement porter à son actif tout ce qui fut enregistré sous sa signature. Il en a été largement plaisanté mais en dépit de ses erreurs il fut un des initiateurs les plus passionnés et les plus efficaces du mouvement historique moderne.

Quoiqu'il en soit, voici ce qu'il écrit en 1858, dans la préface des ?uvres de Cyrano de Bergerac :



« Nous sommes convaincus que, jusqu'en 1789, les éditions de Cyrano ont été systématiquement détruites par les soins infatigables de la mystérieuse confrérie de l'Index. Cette confrérie, qui faisait une guerre sourde et terrible aux ouvrages des philosophes et des libres penseurs, se recrutaient parmi les laïques comme parmi les ecclésiastiques ; ses éléments les plus actifs et les plus redoutables étaient les confesseurs in extremis et les syndics de la Librairie.



Dès qu'un homme connu pour ses opinions hardies en matière de religion, et noté tel sur les listes de l'Index, était dangereusement malade, il se voyait circonvenu et obsédé par les gens qui se faisaient gloire de le confesser, de le convertir, de lui faire faire amende honorable. Le moribond cédait généralement à ses persécutions et on lui en levait ses papiers.



Après sa mort, dans tous les cas, sa succession avait peine à défendre son cabinet et sa bibliothèque contre l'invasion de la confrérie de l'Index, qui faisait main basse sur tout écrit, sur tout imprimé portant témoignage des idées antireligieuses du défunt. L'objet de cette visite était d'anéantir les livres défendus, les uns notoirement désignés, les autres condamnés ou non comme hérétiques par la compagnie de l'Index.



Quant aux ouvrages inédits des écrivains ennemis avoués ou supposés de la religion catholique, quant à leurs correspondants particuliers, on les recherchait avec un zèle et une persévérance qui triomphaient tôt ou tard de la vigilance.



Voilà comment nous avons perdu non seulement tous les autographes de Molière, mais encore toutes les lettres qui lui avaient été adressées, toutes celles où son nom se trouvait mentionné, comme si l'on eut essayé d'effacer la mémoire de l'auteur de
Tartuffe. »



Avertissement de l'Edition des ?uvres de Cyrano de Bergerac, pp. V et VI ; 1858. (extraits)





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Ludovic Diamant-Berger

Ludovic Diamant-Berger



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Publié le 07 / 01 / 2007.


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