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Edmond Rostand 2018

Edmond Rostand Ă  Marseille

Promenade souvenir dans la ville natale du poète.

Je ne veux voir que la victoire.
"Ne me demandez pas « Après ? »
Après, je veux bien la nuit noire
Et le sommeil sous les cyprès".

Edmond Rostand



Le vœu d’Edmond Rostand a été exaucé, c’est bien sous les cyprès qu’il dort depuis bientôt cent ans. Mais avant de monter au cimetière Saint-Pierre où il repose, explorons les quelques lieux où son souvenir est marqué.

D’abord la rue qui porte aujourd’hui son nom, dans la quartier des Antiquaires. Sous la Révolution, la rue s'appelle rue du Marbre puis, vers 1860, elle change de nom pour s'appeler rue Montaux, nom du propriétaire qui offrit le terrain pour la continuation de la rue. Le 18 novembre 1919, en hommage au dramaturge marseillais, elle est rebaptisée et prend le nom de celui-ci. La rue Edmond-Rostand est parallèle à l’avenue du Prado, elle passe ainsi à proximité des stations de métro Castellane et Perier. Au 14 de cette rue, c’est là qu’est né l’auteur de Cyrano.

Si on parvient à entrer dans l’immeuble, on trouvera deux médaillons, tous deux inaugurés en 1936. Le premier est celui d’Eugène Rostand, médaillon en bronze doré dû à Charles Delanglade (1870-1952). Le second est d’Andrée Mante-Rostand (1892-1980), épouse de Jean, le biologiste-philosophe.
A l’angle des rues Edmond Rostand et Saint-Suffren, sur une placette, on trouvera un buste en bronze de Jacqueline Sarto, mis en place le 12 mars 1993.

Il faut maintenant aller au parc Chanot, là où se déroule chaque année la célèbre foire de Marseille. On y trouve l’imposant monument de pierre dû à Paul Gondard (1884-1953). Il a été inauguré le dimanche 13 avril 1930 par le sous-Secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts, Eugène Lautier. Le comité marseillais pour ce monument a été créé dès 1923 par Emile Ripert (1882-1948), écrivain, académicien marseillais. “L’Illustration” du 19 avril 1930 en fait sa couverture, et le journaliste écrit : « Douze ans ont passé depuis la disparition du poète et sa gloire n'a fait que grandir. Il avait connu les plus grands triomphes qu'un auteur dramatique ait rencontré depuis Le Cid et Hernani ; il avait connu les jalousies mesquines, les incompréhensions et presque les haines de tous ceux qu'avait surpris cet immense et pourtant si légitime succès. On dit et on répéta tout ce que le clair génie de Rostand avait de foncièrement français (...).

Il est temps de grimper jusqu’au cimetière Saint-Pierre. Là, dans le carré 19 de la Pinède, Edmond Rostand repose ; et il ne devrait pas lui déplaire de voir s'approcher un copain de Le Bret, une amie de Roxane, voire un collègue de Ragueneau, pour lui apporter des nouvelles de Cyrano, et de l'Aiglon, de la Samaritaine et du coq Chantecler aussi...

« Famille Eugène et Alexis Rostand ». La tombe est simple, à peine plus grande que la moyenne de ses voisines, dans ce carré de terre de Provence où quelques grandes familles ont réuni leur histoire à l'ombre des pins. Au dos et sur le côté du modeste monument, sont gravés plusieurs noms de cette grande famille marseillaise. Le temps a fait son œuvre, textes à moitié effacés, dalles soulevées par les racines d’un arbre…

« 1868 Edmond Rostand 1918 ». C'est écrit sur la face avant de la pierre tombale. Elle n'en dira pas plus ; elle protège un Immortel mais ne s'en vante pas. Alors que le grandiose et ses envolées lyriques parcourent le monde depuis plus de cent ans, ici, les lumières du théâtre de Bourgogne ont cédé le pas aux ombres du couvent des Dames de la Croix.

Il fait bon rester ainsi un moment alors que des bribes de répliques sillonnent la mémoire. Quelqu'un, il y a moins de trois jours, a déposé des orchidées blanches... La fleuriste, à l'entrée du cimetière, ne sait pas où est la tombe d'Edmond Rostand : « Ah ben vous savez, c'est qu'il y en a des noms ici... ». Dans sa ville natale, notre poète est presque un inconnu, comme mêlé à la foule des spectateurs anonymes... On aimerait bien que Mère Marguerite dise une prière ; on aimerait demander à celui qui fit du panache un emblème et un drapeau si, d'où ils sont, Cyrano et lui ont vu Sirius, la nuit, s'affubler d'un turban... Et puis on s'en va, non sans avoir murmuré, merci monsieur Rostand.




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Publié le 07 / 11 / 2015.


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