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Edmond Rostand dans le Journal de Jules Renard




Pour Jules Renard, Edmond Rostand est d'abord un homme exquis, envers lequel il éprouve de l'envie sans doute, un zeste de jalousie peut-être, mais toujours de l'admiration.



Lorsque Edmond Rostand demande à son ami: « Enfin, RENARD, que feriez-vous à ma place après Cyrano ? » Jules Renard répond : « Moi ? Je me reposerais dix ans. »



Et lorsque Jules Renard avoue :

« Mon âme n'est pas tant que vous croyez ravie,

Je fais comme je peux pour cacher mon envie. »




N'en découlerait-il pas une pointe de jalousie, lorsqu'il écrit, par exemple, toujours au sujet de l'auteur de Cyrano : « En réalité, je sens qu'il passe par-dessus moi. S'il m'accordait du génie, il se trouverait sublime. Il y aurait toujours une petite nuance. » ?



Ou mieux encore :

« C'est le seul homme que je sois capable d'admirer en le détestant, » et dont il sent : « Toute l'inutilité de l'effort qu'on ferait pour le rattraper. »



Mais tous ses sentiments contradictoires sont balayés par l'admiration qu'il lui porte : « Des fleurs, rien que des fleurs, mais toutes les fleurs à notre grand poète dramatique » qui a donné « Un chef d'?uvre de plus au monde sur lequel on peut s'appuyer, s'abriter, et s'y sauver des autres et de soi-même. »



Sachant Edmond Rostand de santé précaire, sujet à la fatigue, la migraine, ainsi qu'à des périodes de désespoir, Jules Renard s'émeut pourtant lorsqu'il apprend que son état s'aggrave : « On parle de pneumonie, de grande faiblesse. La mort, peut-être joue son drame. » Et le voilà : « Honteux des plaisanteries » qu'il se permettait :« Sur cet homme tout de même unique. »





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FRANCE


  Auteur

ClaVdia C.



Publié le 17 / 12 / 2006.


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