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Coquelin, le 1er Cyrano

« Le texte, monsieur, le texte » !

On aime Coquelin, mais on ne saurait lui pardonner de couper des vers...

Un dimanche soir où Coquelin est un peu fatigué d'avoir joué la pièce trois fois en vingt-quatre heures, il coupe par erreur quatre vers dans la tirade des Non merci ! Un spectateur de l'orchestre se lève, et lance d'une voix tonitruante :


- Le texte, monsieur, le texte !

Coquelin sourit et s'incline :

- Vous avez raison, Monsieur. Je reprends :



Non merci ! non merci ! non merci ! Mais... chanter...



Et Rosemonde Gérard raconte que Coquelin mis à profit les minutes d'applaudissements qui suivirent pour reprendre souffle...





Souvenir d'un témoin de la 150è, Augustin Filon



Augustin Filon fut l'un des tout premiers admirateurs d'Edmond Rostand, des la publication des Musardises.



« Je me rappellerai toujours que j'ai vu jouer la pièce le dimanche 8 mai (1898) à la représentation de l'après-midi. Allons, souriez de pitié, haussez les épaules, habitués des premières, Parisiens du Tout-Paris. Un dimanche d'été, jour d'élection : tout le monde devait être au scrutin ou à la campagne ? Et, pour comble, c'était la cent cinquantième ! J'aurais voulu que vous vissiez cette salle, qui semblait stupide, endormie, indifférente, mais que le grand poète et le grand artiste magnétisèrent peu à peu et qui en vint à tressaillir de tous ses nerfs, à applaudir de toutes ses main.



J'étais assis entre une jeune fille qui frémissait aux paroles d'amour, aux cris héroïques, et un monsieur qui éclatait de rire aux mots spirituels. La dame qui était derrière moi dit à son mari, après le premier acte : ?Voilà une des plus jolies choses que j'aie vues !? Après le second : ?C'est la plus jolie chose que j'ai vue !? Je l'attendais au troisième. Là elle dit, après s'être recueillie une minute : ?Je ne verrai jamais rien d'aussi joli !? N'était-ce pas charmant d'entendre l'enthousiasme littéraire parler comme parle l'amour et engager l'avenir avec le présent ? Du reste, après cet admirable troisième acte, ont eût cru que tout le monde allait s'embrasser dans la salle ».



Dans : Edmond Rostand, le panache et la gloire, Marc Andry, Plon, 1986



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Publié le 25 / 04 / 2005.


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